<p>12 février : OpenAI, créateur de l'intelligence artificielle générative ChatGPT, publie une version à jour des spécifications liées à son modèle - autant de lignes directrices servant à façonner les modèles développés par la firme américaine.</p><p>L'une des principales nouveautés : la façon de gérer les sujets controversés. Plutôt que d'opter pour un principe de précaution, par exemple en bottant en touche face à une requête, les modèles d'OpenAI devront désormais s'efforcer de proposer des arguments aux utilisateurs·rices, dans l'optique de "rechercher la vérité ensemble" ("<em>Seek the truth together</em>").</p>
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<p>Doctolib, suite à l’acquisition d’un système d’IA (Aaron.ai - un outil d'assistance téléphonique), ajuste sa politique de confidentialité afin d’utiliser les données anonymisées de patient·es – incluant historiques de rendez-vous, notes médicales et enregistrements vocaux – pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.</p><p>L’entreprise précise que l'utilisation des données de santé se fera uniquement avec le consentement explicite des utilisateurs·rices.</p><p>En octobre 2024, Doctolib avait lancé un assistant de consultation basé sur une intelligence artificielle automatisant la prise de note pendant les consultations.</p>
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<p>La recherche via ChatGPT est désormais ouverte aux utilisateurs·rices, sans qu'il ne soit nécessaire de créer un compte. Un nouveau pavé dans la mare pour Google, et pour l'ensemble des sites prêtant une attention constance à leur SEO (Search Engine Optimization - Optimisation pour les moteurs de recherche) depuis des années pour se conformer aux règles de Google en termes de référencement - et s'assurer une place de choix dans les résultats de recherche.</p><p>Ces derniers mois, de nombreux·ses utilisateurs·rices ont déjà modifié leurs habitudes de recherche, en utilisant des intelligences artificielles génératives comme ChatGPT. En levant le frein représenté par l'inscription, les usages se multiplieront - tout comme les dépenses énergétiques qui en découlent.</p>
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<p>Google modifie sa politique en retirant l'interdiction de développer des technologies d'IA pour des applications militaires ou de surveillance, marquant ainsi un revirement par rapport à ses engagements de 2018. Cette décision intervient alors que les capacités de l'IA évoluent rapidement, relançant le débat sur l'éthique et les risques associés à son utilisation future.</p><p>Le passage suivant a notamment été supprimé, et n'apparaît plus dans la nouvelle version des Principes d'IA de Google :</p><p>"Applications que nous ne poursuivrons pas :</p><p>* Technologies qui collectent ou utilisent des informations pour la surveillance, violant les normes internationalement acceptées.</p><p>* Armes ou autres technologies dont le principal objectif ou usage est de causer ou de faciliter directement des blessures aux personnes."</p>
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<p>Depuis le 2 février 2025, une nouvelle obligation à l'échelle de l'UE impose aux entreprises de s’assurer que leurs employé·es disposent des compétences requises pour utiliser l’intelligence artificielle dans leur environnement professionnel.</p><p>« Les fournisseurs et les déployeurs de systèmes d’IA prennent des mesures pour garantir, dans toute la mesure du possible, un niveau suffisant de maîtrise de l’IA pour leur personnel et les autres personnes s’occupant du fonctionnement et de l’utilisation des systèmes d’IA pour leur compte. » (AI Act - Article 4).</p><p>Cette mesure concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou le niveau de risque de l’application d’IA. Si les sanctions ne sont pas prévues immédiatement en cas de manquement à cette obligation, des pénalités devraient en revanche être appliquées dès le 2 août 2025, une fois que les autorités nationales chargées de surveiller l’application de la loi seront en place.</p><p>Cette nouvelle réglementation marque une étape importante, visant à garantir un usage sûr et responsable de l'intelligence artificielle au sein des entreprises.</p>
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<p>22 janvier - Etats-Unis : trois membres démocrates du Privacy and Civil Liberties Oversight Board (PCLOB - Conseil de Surveillance de la Vie Privée et des Libertés Civiles) ont reçu des courriers de l'administration Trump leurs demandant de démissionner. Avec un seul membre restant, cette instance ne sera plus en mesure de fonctionner.</p><p>Jusqu'alors, ce comité était chargé de garantir la protection des données personnelles des européen·nes, transitant vers les Etats-Unis notamment via les services de cloud de Google, Microsoft ou encore Apple. Ceci, dans le cadre du Transatlantic Data Privacy Framework (TADPF - Cadre Transatlantique de Protection des Données), encadrant la surveillance des citoyen·nes de l'UE par les Etats-Unis. De quoi inciter les entreprises et organismes publics européens à la prudence, dans les prochaines semaines.</p>
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<p>OpenLLM-France, un consortium fédérant 200 entités (laboratoires publics de recherche, fournisseurs de données, acteurs technologiques spécialisés...) travaille depuis l'été 2023 à la réalisation d'un modèle de langage à la hauteur des services ChatGPT, Gemini, Grok, etc. Toutefois, contrairement à ses concurrents, ce projet vise à construire une IA française/européenne, transparente et légère.</p><p>23 janvier 2025 : l'accès au modèle Lucie est ouvert afin de recueillir les premiers feedbacks des utilisateurs·rices. Les résultats de cette expérience ne sont pas sans rappeler les débuts de ChatGPT 3.5, lorsque l'IA développée par OpenAI se trompait grossièrement sur ses calculs mathématiques. Ou encore proposait sans sourciller aux internautes de réaliser une recette avec des œufs de vache...</p><p>Face aux nombreuses critiques, le service est temporairement fermé. Une version beta sera prochainement proposée à un public restreint afin de continuer d'améliorer son modèle.</p>
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<p>Le 8 janvier 2025, Google a lancé une mise à jour automatique sur les smartphones Pixel 4a pour passer à la version 13 d'Android. Cependant, la firme a constaté que pour certains appareils impactés, cette mise à jour engendre une baisse de l'autonomie de l'appareil et dégrade même la qualité de rechargement de la batterie.</p><p>Google propose donc aux utilisateurs·rices :</p><ul><li>Une réparation gratuite de la batterie, mais uniquement dans certains centres de réparation : Allemagne, Canada, États-Unis, Singapour, Inde et Royaume-Uni.</li><li>Ou un remboursement de 50 USD (ou l'équivalent dans la devise locale).</li><li>Ou encore un code de réduction de 100 USD (ou l'équivalent dans la devise locale) pour l’achat d’un nouveau téléphone Pixel.</li></ul><p>Selon l'association HOP (Halte à l’obsolescence programmée), "L’ampleur du dommage reste encore méconnue. Mais pas pour Google qui propose de “vérifier si votre appareil est éligible" à cette "compensation" en indiquant le numéro IMEI du téléphone, et serait donc en capacité de chiffrer ces répercussions ? Le flou règne aussi sur le caractère irréversible de cette mise à jour."</p><p>HOP vient de lancer un appel à témoignages. L'objectif : recueillir l'ensemble des impacts de la mise à jour pour vérifier l'absence de manœuvres d'obsolescence programmée, poussant les utilisateurs·rices à renouveler leur smartphone.</p>
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<p>L'Arcep (régulateur des communications électroniques) vient de présenter sa stratégie pour les années à venir, dans un contexte où le numérique en constante évolution pose de nombreux défis d'intérêt public.</p><p>"Des infrastructures numériques partout, pour tous et pour longtemps".</p><p>Un slogan qui évoque de nombreux enjeux, comme l'accès au Web sur tout le territoire français avec une qualité de transmission de la donnée commune à tous·tes. Pas d'Internet à plusieurs vitesses selon le type d'abonnement, et une neutralité du Web garantie.</p><ReadAlso postname={"⚖️ Les Etats - Unis abolissent le principe de la neutralité du Net"} link={"#les-etats-unis-abolissent-le-principe-de-la-neutralit-du-net"}/><p>L'Arcep indique également "agir pour la construction d'un numérique durable" et "contribuer à donner une trajectoire de soutenabilité au numérique". Concrètement, 9 objectifs ont été fixés pour 2030 :</p><ul><li>L'accompagnement de la fermeture des réseaux cuivre, 2G et 3G</li><li>Assurer la qualité, la pérennité et la résilience des infrastructures</li><li>Garantir la connectivité des entreprises et dynamiser la concurrence</li><li>Partager la connaissance des impacts environnementaux du numérique</li><li>Favoriser une plus grande liberté de choix de services cloud</li><li>Agir pour réduire les impacts environnementaux du numérique</li><li>Oeuvrer à l'ouverture des marchés numériques et des systèmes d'IA</li><li>Favoriser le développement de l'économie par la donnée et l'innovation</li><li>Favoriser la modernisation de la distribution de la presse</li></ul>
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<p>La FTC (Federal Trade Commission - Commission Fédérale du Commerce) lance des poursuites judiciaires contre le fabricant américain d'équipements agricoles John Deere. L'entreprise est accusée d'avoir rendu coûteuse et complexe la réparation de son matériel, la rendant presque impossible à réaliser par les agriculteurs·rices eux·elles-mêmes.</p><p>A la faveur de la digitalisation croissante des machines agricoles, John Deere se serait rendue maître de toute la partie réparation en réservant Service ADVISOR, son logiciel de dépannage, aux seuls réparateurs de son propre réseau - pratiquant par ailleurs des prix élevés sur les pièces de rechange.</p><p>Dans un communiqué de presse, le fabricant américain se défend de telles pratiques, estimant que la FTC "Ignore l'engagement de longue date de l'entreprise envers l'auto-réparation par les clients."</p>
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